Couverture livre

Sylvain Floirat, un tempérament

"Ma grande chance, c'est de n'avoir jamais su jouer au football. A l'âge où l'on tape dans un ballon, je travaillais déjà. Je ne savais d'ailleurs que ça, mais je savais le faire !"

C'est ainsi que Sylvain Floirat s'exprimait auprès de Jean-Luc Brachet qui l'interviewait en 1982 pour la revue "Regards en Périgord".

L'étonnement qui résultait alors de cette analyse ne serait pas moindre aujourd'hui, plongés que nous sommes dans une société qui a mis en avant les distractions et les loisirs, la réduction du temps de travail et se plait à croire, encouragée par certains, qu'il peut en résulter un bénéfice distribuable entre tous.

Par contre, l'histoire de ce grand homme nous montre que si la notion d'égalité reste très discutable, celles de l'hérédité et de la filiation le sont tout autant.

De milieu plus que modeste et parti de rien, le petit Sylvain va se hausser au niveau de la troisième fortune de France et à la tête de plus de 90 entreprises. Nul ne peut prétendre que ceci ne peut être dû qu'à la chance ou pire, à des pratiques douteuses.

Non, il est clair que cette ascension étourdissante, Sylvain Floirat ne la dût qu'à son intelligence, sans doute hors du commun, à son opiniâtreté et à son exceptionnelle capacité de travail.

De plus, Sylvain Floirat ne fut jamais avare de son aide et de son soutien, particulièrement auprès de ses "pays". L'objet de ce livre est juste destiné à ce que l'on s'en souvienne.

Tels sont les mots qu'écrit Michel Massénat pour présenter l'ouvrage qu'il vient de commetre pour l'association "Hautefort, notre patrimoine" et auquel j'ai modestement participé pour avoir tant appris moi-même au contact de cet homme formidable de bonté qu'était Sylvain Floirat. Ce fut également pour moi l'occasion de rendre hommage à ma "Mérotte" - Marthe Gauthier-Brousse - et à son compagnon, Edouard Feuillade.

Sylvain Floirat fut - entre autres - à l'origine du développement d'Europe n°1 et de Matra. Il en transmit les rênes à Jean-Luc Lagardère. Maire de Nailhac, sa commune natale, il fut aussi président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Périgueux et ne compta ni temps, ni argent pour promouvoir la Dordogne-Périgord à travers le monde. Son amitié avec Edouard Feuillade, son frère de coeur, concessionnaire Citroën à Brive-la-Gailllarde, lui permit d'être également très actif en Corrèze. Il n'est pas étranger à la réussite de l'installation sur ces terres du Sud-Ouest que sont la Dordogne et la Corrèze de Jean Charbonnel, Jacques Chirac et Yves Guéna.  

Le livre sortira et sera présenté :

jeudi 6 août 2015 à 20 h 30 à la salle des fêtes de Nailhac

puis

dimanche 16 août 2015 à la fête de la noix de Nailhac

où j'aurai moi-même le plaisir et l'honneur d'être intronisée dans "la confrérie de la noix".