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L'édition de ce jour de Sud-Ouest nous apprend que "les présidents de région veulent conserver le nombre de leurs élus".

Comme on peut le constater sur la carte ci-jointe, à l'exception de la Corse qui dispose d'un statut particulier et de l'Alsace, l'ensemble des régions françaises est dirigée par des présidents représentant le Parti Socialiste.

Ces gens sont dits "de gauche".

Il est utile de rappeller que sous l'ère Sarkozy - et je confirme que ce dernier n'est et n'a jamais été mon champion même s'il fut et sera probablement le président du mouvement auquel je me rattache -, le gouvernement Fillon avait proposé, afin de générer des économies, de fusionner région et départements où un seul et même Homme aurait représenté un territoire.

Cette réforme avait pour mérites :

  • de générer des économies par la rationalisation des administrations et la réduction massive du nombre de conseillers régionaux/généraux ; ceux-ci étaient alors remplacés par des conseillers territoriaux élus sur des circonscriptions territoriales représentant des cantons élargis à une population moyenne de 20.000 habitants (cf. pour le regroupement des cantons de Beaumont - Lalinde - Le Buisson - Monpazier). Ils siégeaient à la fois au Conseil Régional et au Conseil Général
  • clarifier le rôle des conseils régionaux et généraux avec, schématiquement, le domaine économique pour la région, la solidarité de proximité au département
  • permettre ainsi à un seul et même Homme de défendre les intérêts de son territoire à tous les niveaux et de manière globale
  • éviter des services "en doublon" à Bordeaux et à Périgueux, par exemple
  • et bien d'autres avantages encore ...

Les gens dits "de gauche" avaient en son temps conspué ce projet et avaient même utilisé leur refus pour faire élire le président d'un Conseil Général de Corrèze exsangue à la tête du pays.

Une des premières décisions de François Hollande élu à la tête du pays fut ... d'abandonner cette réforme de bon sens pour, aujourd'hui, proposer tout et son contraire !

Il nous est annoncé un abandon des départements et un élargissement des régions par fusion. Mais que voyons-nous ?

  • En mars 2015, nous allons devoir voter pour un couple Homme / Femme où chacun sera conseiller départemental d'un même territoire et avec les mêmes compétences, générant tout naturellement des "chamailleries" entre les deux et reléguant probablement la femme au rôle de "potiche" à cause d'une parité artificielle, l'homme ne se laissant pas "chiper" son (pseudo-)pouvoir par une collègue qu'il aura savamment choisie pour ce faire ... Où sont les économies ? Où est l'efficacité ?
  • En 2016, nous devrions voter pour les régions dont il était prévu que le nombre de conseillers soit réduit en instaurant un plafond de 150 élus par région, ce qui correspondait à une baisse de 15% des élus régionaux en France. Mais, les députés (le Parti Socialiste a la majorité) ont adopté un amendement qui permet de conserver le nombre de conseillers régionaux, en dépit de la diminution du nombre de régions par fusions. Autrement dit, même si l'on passe en métropole de 22 à 13 régions, comme le prévoit la nouvelle carte du projet de loi, le nombre d'élus ne devrait pas changer. Ces mêmes députés sont confortés par l'Association des Régions de France (ARF) dont le président n'est autre que Alain Rousset, président PS de la région Aquitaine.

En gros, on a abandonné la réforme territoriale proposée par les gens dits "de droite" qui assurait économies et rationalisation des administrations locales au profit des avantages

  • des conseils généraux où, on le sait, la majorité est "aux hommes"
  • et des conseillers régionaux dont, on le voit, la majorité est "à gauche"

au détriment de la France où, on le sait, la majorité est "aux Français", à tous les Français.

C'est contre cette politique que je me bats ... et, j'en suis sûre, l'intelligence et le bon sens l'emporteront un jour sur les intérêts partisans.